Non tu ne lui dira pas oui,
j'traverserai l'église avec une Harley Davidson
j'te mettrai sur la selle, on ira pointer à Oslo ou à Barcelone
Ces villes engendrées par des toiles, divines,
Sous l'orgueil des étoiles,
Vivantes, utopies libertines
j'porterai chacun de tes rêves comme les tableaux d'un milliardaire
J'les clouerai pas à mes murs blêmes mais dans l'ciel, juste au-dessus d'la terre
Ouais, là où l'soleil essuie ses pinceaux, chaque soir, chaque matin
Là où il répand les couleurs que les hommes n'ont fait que s’approprier…
On sillonnera les chemins de montagne à la vitesse de sa lumière,
comme deux putains d'comètes qui traverseraient l'éther,
la vie est si courte, et l'enfer s’étend de tout son long sur le monde,
c'est comme une maladie incurable, alors suis-moi et vivons bordel,
et allons aussi vite que possible, échappons à cette fissure qui se propage et nous poursuit,
inévitablement nous sombrerons et tu le sais, nous ne sommes pas de taille face à ce gouffre qui a promis de tous nous prendre,
mais nous pouvons encore fuir ensemble et vivre le plus possible jusqu'à ce qu'il nous emporte…
A tes côtés je n'ai pas peur de mourir, c'est comme si j'avais deux damnées ailes qui avaient déchiré mon dos pour en sortir, et qui m'avaient élevé bien plus haut que l'sommet de l'Himalaya, et là-haut bordel, j'ai pas peur du trépas
Tu comprend ça putain ?

